Iphigénie

À propos

Iphigénie est innocente et vertueuse  ; c'est pourtant elle que son père doit se résoudre à sacrifier. Iphigénie incarne la douceur et la tendresse  ; c'est pourtant elle qui est au centre du déchaînement des fureurs familiales. Iphigénie exalte le dévouement et l'abnégation jusqu'au sublime  ; c'est pourtant elle qui subit les lâchetés et les excès dévastateurs. Tels sont les tragiques paradoxes d'Iphigénie, où l'oracle divin ne semble rien d'autre que le révélateur des passions des hommes.

Rayons : Parascolaire > Classiques / Textes et commentaires

  • Auteur(s)

    Jean Racine

  • Éditeur

    Larousse

  • Date de parution

    08/01/2020

  • Collection

    Petits Classiques Larousse

  • EAN

    9782035994363

  • Disponibilité

    Disponible

  • Distributeur

    ePagine

  • Diffuseur

    Hachette

  • Entrepôt

    ePagine

  • Support principal

    ebook (ePub)

Jean Racine

1639-1699
Jean Racine naît un an après Louis XIV, en 1639 alors que Corneille a trente-trois ans et Molière, dix-sept. En 1643, il se retrouve orphelin et sa soeur, entrée à Port-Royal, est devenue abbesse. Il est recueilli par son grand-père maternel et bénéficie gracieusement des Petites-Ecoles de l'abbaye. En 1653, il entre au Collège de Beauvais et de retour dans le foyer janséniste, il y recevra des cours de grec. Malgré les reproches de sa soeur, il fréquente les gens de lettres: La Fontaine, puis Boileau et Molière. A partir de 1667, il donne ses meilleures pièces et reçoit une pension royale. Dix ans plus tard, il devient, avec Boileau, historiographe du roi, au grand scandale de certains, Mme de Sévigné en tête. Ses pièces Esther et Athalie, jouées à Saint-Cyr, obtiennent un grand succès mondain. En 1694, Racine se rapproche de Port-Royal et entreprend des négociations en faveur de l'abbaye.
Il meurt, rue des Marais, le 7 janvier 1699 et selon son désir, est inhumé à Port-Royal des Champs. Le cimetière sera détruit, comme l'abbaye, en 1709, par ordre du roi. Le 2 décembre 1711, les restes du poète sont à nouveau inhumés à Saint-Etienne-du-Mont.
On peut se plaire à étudier la poésie racinienne, la musique des vers et la beauté des images. On peut relever et expliquer les emprunts à la mythologie, à l'histoire et aux maîtres antiques. Mais est-il de meilleure approche, pour un public jeune, que l'étude des sentiments tels que Racine nous les montre, ni héroïques, ni royaux mais humains simplement. Avec lui, s'installe en littérature l'empire des femmes: il les a peintes au moment où elles deviennent souveraines dans une société lassée des guerres. Il a peint la Femme, plus sensible que raisonnée, courageuse ou violente quand la passion s'empare d'elle.

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